Dom Juan, de Molière (critique d’Olivier Pradel), Théâtre Mouffetard à Paris
Qui ne connaît « Dom Juan » ? Cyril Le Grix nous en propose une adaptation au Théâtre Mouffetard, d’abord créée au Nord-Ouest durant une saison toute consacrée à ce personnage mythique. Sa relecture originale est stimulante. Las, l’interprétation ne suit pas !
Qu’est-il de pire qu’un vieux séducteur ? Là où un jeune coureur de jupons serait poliment affublé du titre de « don Juan », un vieillard serait traité de « lubrique ». L’adaptation du Dom Juan de Molière par Cyril Le Grix a le grand mérite de renouveler la lecture de la pièce. Et si le héros n’était pas qu’un lovelace cherchant à être rassuré ? Et s’il n’était pas qu’un libertin contestant les lois, dont celles de l’Église (et du parti dévôt au temps de Molière) ? Que cherche-t-il vraiment à combler par ses incessantes conquêtes féminines, de l’aristocrate à la paysanne ? Avec Le Grix, le donjuanisme n’est pas ce que l’on croit.


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